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Questions fréquentes en droit immobilier à Marseille

Notre-Dame de la Garde sur sa colline, au-dessus des toits de Marseille, vue depuis la mer

Les réponses courtes aux questions que me posent le plus souvent propriétaires, locataires, commerçants et copropriétaires. Chaque réponse renvoie à l'article qui développe le sujet. La liste s'enrichit régulièrement.

Location de courte durée (Airbnb)

Combien risque‑t‑on pour un Airbnb non autorisé à Marseille ?

Jusqu'à 100 000 € par logement pour les locations postérieures au 21 novembre 2024, et 50 000 € pour les locations antérieures. S'y ajoute une astreinte pouvant atteindre 1 000 € par jour et par mètre carré si le logement n'est pas rendu à l'habitation.

Lire l'article : Airbnb à Marseille : amendes, jurisprudence et défense

Louer sa résidence principale sur Airbnb à Marseille : risque‑t‑on une amende ?

Non, si vous l'occupez au moins huit mois par an et que vous ne la louez pas plus de 90 jours par an. L'enregistrement auprès de la Ville reste obligatoire.

Lire l'article : Airbnb à Marseille : amendes, jurisprudence et défense

Mon locataire sous-loue sur Airbnb : suis‑je responsable en tant que propriétaire ?

Vous pouvez l'être si vous avez loué votre bien en connaissance de cause à une société exploitant des meublés de tourisme. Vous pouvez le contester si vous ignoriez cette exploitation et ne l'aviez pas autorisée.

Lire l'article : Airbnb à Marseille : amendes, jurisprudence et défense

Loyers impayés et expulsion

Combien de temps dure une expulsion pour loyers impayés ?

Les seuls délais légaux additionnés représentent environ sept mois : six semaines après le commandement de payer, six semaines au moins entre la notification au préfet et l'audience, deux mois après le commandement de quitter les lieux, deux mois pour la réponse du préfet. S'y ajoutent le délai d'audience, le délibéré, les éventuels délais de grâce et la trêve hivernale.

Lire l'article : Loyers impayés et expulsion du locataire

Un locataire en impayés peut‑il obtenir des délais de paiement ?

Oui, jusqu'à trois ans, mais seulement s'il a repris le paiement intégral du loyer courant avant l'audience et s'il est en mesure de régler sa dette.

Lire l'article : Loyers impayés et expulsion du locataire

Résidences de tourisme et résidences gérées

Résidence de tourisme : le gestionnaire paie les loyers en retard, peut‑on résilier le bail ?

Oui, par un commandement de payer visant la clause résolutoire : si les sommes ne sont pas réglées dans le mois, le juge des référés constate la résiliation. Le juge peut toutefois accorder des délais si le gestionnaire peut payer et a repris le loyer courant avant la première audience (article L. 145-41 du code de commerce).

Lire l'article : Résidence de tourisme : le gestionnaire ne paie plus les loyers

Gestionnaire de résidence de tourisme en redressement judiciaire : les loyers sont‑ils perdus ?

Les loyers antérieurs au jugement doivent être déclarés dans les deux mois de la publication au BODACC et ne seront payés que selon le plan ou la liquidation. Les loyers postérieurs sont dus à l'échéance ; impayés, ils permettent de demander la résiliation après trois mois (article L. 622-14 du code de commerce).

Lire l'article : Résidence de tourisme : le gestionnaire ne paie plus les loyers

Bail commercial

Bail commercial : mon bailleur peut‑il me refacturer la taxe foncière ?

Oui, si le bail le prévoit expressément, et seulement pour la part correspondant à votre local et aux parties communes nécessaires à votre exploitation (articles L. 145-40-2 et R. 145-35 du code de commerce).

Lire l'article : Bail commercial : les charges que le bailleur ne peut pas refacturer

Bail commercial : qui paie la réfection de la toiture, le bailleur ou le locataire ?

Le bailleur. La réfection d'une couverture entière est une grosse réparation de l'article 606 du code civil, qui ne peut être mise à la charge du locataire dans un bail conclu ou renouvelé depuis novembre 2014, ni ses honoraires.

Lire l'article : Bail commercial : les charges que le bailleur ne peut pas refacturer

Bail commercial : le congé envoyé par le bailleur en lettre recommandée est‑il valable ?

Depuis le 8 août 2015, le congé du bailleur doit être délivré par commissaire de justice (article L. 145-9 du code de commerce). Une simple lettre recommandée est contestable ; faites vérifier l'acte avant de répondre.

Lire l'article : Congé en bail commercial : qui, quand, sous quelle forme

Refus de renouvellement du bail commercial : le locataire doit‑il partir ?

Pas avant d'avoir perçu l'indemnité d'éviction, sauf motif grave et légitime (articles L. 145-14, L. 145-17 et L. 145-28 du code de commerce). Vous disposez de deux ans pour la réclamer en justice.

Lire l'article : Congé en bail commercial : qui, quand, sous quelle forme

Copropriété

Contester une assemblée générale de copropriété : le délai court‑il si je n'ai pas retiré la lettre recommandée ?

Oui. Le délai de deux mois court à compter du lendemain de la première présentation de la lettre à votre domicile, que vous l'ayez retirée ou non (article 64 du décret du 17 mars 1967).

Lire l'article : Contester une assemblée générale de copropriété : le délai de deux mois

Contester une assemblée générale de copropriété : une lettre au syndic suffit‑elle ?

Non. Seule une assignation délivrée avant l'expiration du délai de deux mois l'interrompt. Une lettre au syndic, une réclamation ou une médiation ne l'arrêtent pas.

Lire l'article : Contester une assemblée générale de copropriété : le délai de deux mois

Copropriété : le syndic veut attendre la prochaine assemblée pour faire les travaux. Que faire ?

Si les désordres menacent la sauvegarde de l'immeuble, le syndic doit faire procéder aux travaux sans attendre (article 18 de la loi du 10 juillet 1965). Sinon, demandez par écrit l'inscription de la question à l'ordre du jour. Si le préjudice s'aggrave, le juge des référés peut être saisi.

Lire l'article : Copropriété : obliger le syndicat à faire les travaux et obtenir réparation

Copropriété : je suis le seul touché par les désordres, dois‑je payer ma part des travaux ?

Oui : les travaux sur les parties communes sont répartis entre tous les copropriétaires selon le règlement de copropriété. Votre préjudice personnel est, lui, indemnisé par le syndicat. Et si vous gagnez votre procès, vous ne participez pas aux frais de procédure (article 10-1 de la loi du 10 juillet 1965).

Lire l'article : Copropriété : obliger le syndicat à faire les travaux et obtenir réparation

Construction, VEFA et malfaçons

VEFA : le promoteur promet de reprendre les réserves, faut‑il quand même l'assigner ?

Oui, sauf engagement ferme et écrit de sa part, et même dans ce cas la prudence commande d'agir dans l'année. Des échanges avec le service après-vente ou des interventions partielles n'arrêtent pas le délai. Si les travaux sont faits, l'action peut être abandonnée.

Lire l'article : VEFA : déclarer les désordres et assigner le promoteur dans l'année

Malfaçons : l'expertise amiable de l'assureur suffit‑elle devant le juge ?

Elle est utile pour commencer, mais le juge ne peut pas fonder sa décision exclusivement sur une expertise réalisée à la demande d'une partie (Cass. ch. mixte, 28 septembre 2012, n° 11-18.710, publié au Bulletin). Face à un adversaire qui conteste, l'expertise judiciaire reste la preuve la plus solide.

Lire l'article : Le référé expertise : faire constater les désordres avant le procès

Démembrement de propriété et transmission

Démembrement de propriété : combien de temps avant un décès faut‑il agir ?

La donation ou la donation des fonds doit intervenir plus de trois mois avant le décès pour écarter la présomption de l'article 751 du CGI. L'abattement de 100 000 € se reconstitue quinze ans après chaque donation : plus on commence tôt, plus on peut transmettre en franchise de droits.

Lire l'article : Démembrement de propriété : acheter ou donner pour préparer sa succession

Achat en démembrement : le conjoint survivant est‑il protégé ?

Oui, par une clause de réversion d'usufruit : au premier décès, l'usufruit passe au survivant, exonéré de droits de succession (article 796-0 bis du CGI). Les enfants ne deviennent pleins propriétaires qu'au second décès.

Lire l'article : Démembrement de propriété : acheter ou donner pour préparer sa succession

Vente à réméré

Peut‑on faire annuler une vente à réméré ?

Oui, dans des cas précis : requalification en pacte commissoire déguisé, rescision pour lésion de plus des sept douzièmes si l'action est engagée dans les deux ans de la vente, vices du consentement (dol, violence). Le simple changement d'avis ne suffit pas.

Lire l'article : Vente à réméré : les pièges et les recours

Votre question n'est pas dans la liste ?

Chaque situation a ses particularités. Maître Benjamin AYOUN, avocat au Barreau de Marseille, examine votre dossier et vous indique la marche à suivre.

19 boulevard Arthur Michaud, 13015 Marseille · Tél. : 04 84 25 40 92 · benjamin.ayoun@provence-avocats.fr

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Information générale à jour au 21 octobre 2026. Elle ne remplace pas une consultation adaptée à votre situation.